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Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /2007 00:00

OM BHUR BHUVAHA SWAHA

TAT SAVITUR VARENYAM


BHARGO DEVASYA DHIMAHI


DHIYO YONAHA PRACHODAYAT
 

Deux traductions :


« Méditons à la lumière de cet adorable soleil (de la conscience spirituelle). Puisse-t-il éveiller notre perception spirituelle dans les trois niveaux - physique, vital et mental. »
 

« Contemplons la radiante source de toute lumière ; puissent nos esprits s'y fondre, et ainsi éveiller notre perception et notre compréhension dans les trois niveaux - physique, vital et mental. »


Textes : la Gayatri mantra est attribuée pour sa conception au sage Vishva Mitra. On le trouve dans le Rig Véda (3-62-10) et dans le Yajur Véda 3-63. Il est connu comme la mère des Védas puisqu'il stimule la révélation.

Origine : la Gayatri a 24 syllabes, elle est l'un des mantras les plus importants du yoga. On dit que la Gayatri contient l'essence des védas, que OM contient l'essence de la Gayatri et que OM est l'expression de l'absolu. La Gayatri peut-être considérée comme l'aspiration concrète de chacun à vouloir aller plus profondément. Elle peut-être utilisée comme un point de concentration pour la méditation, comme une prière (expression de dévotion) et comme un sankalpa (résolution).

Bénéfices : chanter la Gayatri calme le mental et les émotions, et donc nous prépare à la méditation. Cela permet d'éveiller la buddhi - la perception subtile, la capacité de voir derrière la « scène », elle est éveillée à travers le troisième oeil ou Agya Chakra. Cela nous initie à nivritti marga, le retour spirituel à la source.

Sens des mots :
OM : Symbole de la vibration primordiale qui a crée (et continue à créer) toute chose.
bhur : le plan physique.
bhuvaha : le plan vital / énergétique.
swaha : le plan mental incluant le psychique.
tat : cela ; l'absolu ; paramatma ; l'intelligence sous-jacente.
savitur : le soleil ; qui peut faire référence à la fois au soleil physique dans le ciel qui permet la vie sur terre, et à l'atma (conscience) qui nous nourrit de l'intérieur et depuis laquelle nous pouvons devenir spirituellement éveillé.
varenyam : excellent, adorable, digne d'être vénéré.
bhargo : la lumière ; la radiance ; la lumière qui accorde la sagesse.
devasya : le divin ; l'ineffable.
dhimahi : puissions-nous méditer sur
  (note : « dhimahi » est pluriel et non singulier ce qui implique que la personne récitant ce mantra demande que la perception spirituelle soit donnée à tous les êtres et pas seulement à elle-même. Les prières sont souvent égoïstes ; ici la Gayatri est récitée pour le bénéfice de tous).
dhiyo : Buddhi ; faculté mentale qui permet le flot de la conscience.
yo : qui
naha : notre
prachodayat : éclairé ; éveillé.

Pratique : idéalement, la Gayatri devrait être récitée trois fois par jour aux sandhyas - entre le jour et la nuit (aube), entre le matin et l'après-midi (midi) et entre le jour et la nuit (crépuscule).

Article écrit par Swami Nishchalananda Saraswati, directeur de Mandala Yoga Ashram (Pays de Galles).  Voir www.mandalayoga.net



Par Swami Nishchalananda Saraswati - Publié dans : Pratiques
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Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /2008 23:53
Om Gum Ganapatayei Namaha
Om, salutations à Ganapati (Ganesh, le dieu à tête d'éléphant)




Ce mantra est traditionnellement chanté pour insuffler
une énergie positive à un projet qui débute, favoriser son aboutissement et supprimer les obstacles.



La nouvelle année marque le temps des bonnes résolutions, et des nouveaux départs... c'est le moment de reconsidérer nos désirs profonds et de faire des choix.
On croit souvent que les obstacles,
conscients ou inconscients, à la réalisation de nos "résolutions" sont à l'extérieur de nous - on pense, par exemple, que le manque de temps nous empêche de  méditer chaque jour- alors que ce sont souvent des émotions ou des schémas de pensée qui nous retiennent.
C'est en harmonisant notre état intérieur avec nos désirs profonds, que nous nous donnerons toutes les chances de les réaliser !

Par nathalie - Publié dans : Pratiques
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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /2008 11:04
Si notre corps était une flûte, notre respiration serait comme le vent dans la flûte. De la même façon, la respiration est l'élément essentiel de la pratique du hatha yoga. Elle influe sur l'état du corps et de l'esprit.
Traditionnellement considérée comme le véhicule du prana, l'énergie vitale, notre respiration naît au plus profond de nous-même, rayonne vers l'extérieur puis se retire de nouveau vers l'intérieur, générant un rythme doux et stable pour les mouvements, étirements et relaxation.
Une respiration correcte insuffle la vie aux postures, permets des ajustements subtils, et aide à centrer notre attention dans l'expérience consciente du présent.

La coordination des mouvements et de la respiration apporte grâce et intensité à la pratique des postures, et instaure une atmosphère fluide et méditative à chaque séance.
En suivant le mouvement naturel du corps, expansion-contraction, on réalise que certaines postures accompagnent l'inspir (ouverture, étirement de l'avant du corps) et d'autres l'expir (intériorisation, repli, etirement de l'arrière du corps, torsions en général).
C'est comme un fil de soie qui se déroule régulièrement, du début à la fin d'une mouvement, d'une posture, de la vie... le souffle est notre fil d'Ariane.

L'effort et le lâcher-prise
Chaque posture implique un temps d'effort, en tant que force active qui nous fait progresser en douceur, explorer les zones encore un peu fermées ou raides du corps, et de lâcher-prise, force passive qui nous invite à écouter la réponse du corps, à abandonner les résistances. La respiration est au coeur de cet échange délicat, à la fois fonction reflexe et pouvant être délibérément modifée pour régler son intensité du feu à la douceur, de la puissance à la lenteur selon ce qu'exige la situation.

la respiration nous guide
Lorsque le mental n'est plus impliqué, que la respiration devient le guide de notre pratique, tout notre être absorbé dans la conscience du souffle, on peut expérimenter l'unité, le yoga. A cet instant, il n'y a plus que la respiration, nous sommes immergés dans le présent, et la séparation entre le corps et la posture se dissoud ; on est un avec la posture. A l'écoute du corps, de la posture, du souffle et de son action subtile en nous, la qualité de nos sensations, de nos ressentis intérieur, s'accroît, ainsi que la confiance en nous. Totalement présent à soi (et non pas accroché à hier ou demain), on peut enfin se relaxer dans la posture.

Pranayama
Souvent traduit par "contrôle" du souffle, on peut aussi comprendre pranayama comme le moyen d'étendre ou d'étirer le souffle, l'énergie de vie (prana).Il est donc un élément central de la pratique du yoga, largement décrit dans les "Yoga Sutras" de Patanjali (considéré comme un des textes fondateurs du yoga). 

(suite de l'article la semaine prochaine)


Bibliographie :  "Yoga, the spirit and practice of moving into stillness" de Erich Schiffmann (PocketBooks 1996)
 
Par nathalie - Publié dans : Pratiques
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /2008 07:52
Pranayama
Souvent traduit par "contrôle" du souffle, on peut aussi comprendre pranayama comme le moyen d'étendre ou d'étirer le souffle, l'énergie de vie (prana).Il est donc un élément central de la pratique du yoga, largement décrit dans les "Yoga Sutras" de Patanjali (considéré comme un des textes fondateurs du yoga). 

«Quand le souffle est superficiel ou irrégulier, le mental est instable,

mais quand le souffle est calme et profond, le mental est calme et paisible

et le yogi vit longtemps.

Aussi doit-on maîtriser le rythme de sa respiration.»

Hatha Yoga Pradipika, 2-2

Le prana existe dans tout ce qui vit, et réside donc aussi en nous-même. Idéalement, le prana devrait etre centré, régulier. Il régit toutes les fonctions vitales du corps, ainsi que le mental et les sens. Il est intimement lié à la conscience. Lorsque l'esprit se concentre sur les mains par exemple, prana est la force derrière cette concentration. 

Dans le système traditionnel indien, un flux irrégulier de prana dans le corps est responsable de déséquilibres et de maladies. l'absence de prana correspond à la mort.
Le prana n'est pas la respiration, ni l'air qu'on respire. On peut dire que la respiration est l'expression du prana, en tant qu'expression de la vie et de la force de celui-ci.
Le pranayama est considéré comme la meilleure méthode de purification interne. En cela, il est un outil déterminant de la pratique du yoga, qui vise à amener plus de clarté et de compréhension dans les activités de l'esprit.
Le pranayama est la régularisation consciente de la respiration. On le pratique en modifiant consciemment le mode  respiratoire, ce qui à pour effet de modifier l'état d'esprit. Le corps se nettoie de l'intérieur, les perturbations mentales s'amenuisent, ce qui a pour résultat de clarifier le corps et d'améliorer notre compréhension. Ainsi, le but ultime du pranayama est la concentration de l'esprit, et ouvre à l'état de méditation, ou d'absorption.

Respiration consciente et pranayama
Les "Yoga Sutras" (II:49) définissent le pranayama comme la modification consciente du mode respiratoire. Cela se pratique donc dans une position confortable pour pouvoir se concentrer sans être distrait sur le souffle. On comprend bien que les changement de la respiration qui se produisent après avoir couru, par exemple, ne sont pas pranayama !
Une fois conscient du souffle, on peut l'observer passivement, ou la moduler activement. 
Dans l'observation passive, on relie l'esprit à la respiration, mais sans intervenir. Observer la respiration sans la modifier est un exercice plus difficile qu'il n'y parait, qui peut déboucher sur une expérience lumineuse... Cela reflète un très  haut degré de concentration qui est en soi déjà une méditation.
La modification active de la respiration comprend de nombreuses possibilités (allonger l'inspir, l'expir, utiliser les narines, la bouche, la gorge, la langue, alterner ou non, etc...) en fonction de l'effet désiré. Les yogis des temps anciens connaissaient ces propriétés et le utilisaient pour corriger certaines disharmonies du corps et restaurer la santé.

Ces pratiques sont puissantes et ne doivent pas être prises à la légère. Un professeur expérimenté est le mieux à même de nous guider dans cette voie.
Bonne pratique !


Bibliographie :"Yoga for body, breath and Mind, a guide to personal reintegration" de A.G. Mohan (Shamballa 2002)
 
Par nathalie - Publié dans : Pratiques
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /2009 17:29
Cette méditation en cinq parties a été développée par les professeurs de Yoga au centre de Kripalu (USA).
C'est une invitation puissante à se relier au présent quand nous sommes calmes, et une aide étonnante quand nous sommes bouleversés. Par Jonathan Foust (traduit de l'anglais, tiré du site yogajournal.com)

RESPIREZ
Dans quelle mesure pouvez-vous vous sentir votre souffle en ce moment ? Se concentrer sur sa respiration est une pratique essentielle qui favorise l'intériorisation et  aide à éprouver la Présence et le flux de l'énergie. Prenez quelques respirations lentes profondes et voyez comment ça se déplace en vous.
Comment vos poumons et votre ventre s'expansent à l'inhalation et s'abaissent sur l'exhalation ?
Plus vous vous absorbez dans votre respiration, plus vous êtes conscient des sensations entourant ce flux et ce reflux.
La sensation du souffle se déplaçant dans vos poumons et dans la gorge.
Approfondissez. Observez le flux d'air se déplaçant par les cavités de sinus dans votre tête. La sensation du souffle se déplaçant par vos narines. Vous pouvez même noter qu'une narine est plus active que l'autre.
Décalez votre concentration et arrêtez de contrôler votre souffle pour observer simplement votre corps qui respire. La sensation du souffle est-elle prédominante dans le ventre ou le secteur de la gorge, des narines ? Posez votre conscience sur un secteur particulier du souffle, et quand vous notez que votre esprit vagabonde, ramenez-le à  l'expérience directe de votre corps respirant dans ce moment.

DÉTENDEZ
Pouvez-vous vous détendre davantage maintenant ? Détendez les muscles de votre visage. Détendez vos lèvres et votre langue. Détendez votre gorge et votrecou. Détendez vos épaules et vos bras, coudes et paumes. Détendez votre ventre et votre bas du dos. Détendez vos hanches, genoux, chevilles. Détendez les plantes de vos pieds.
Plus vous vous détendez, plus vous approfondissez la conscience de la sensation. Comme vous relâchez votre conscience dans votre corps, observez votre être d'énergie.

RESSENTEZ
Pouvez-vous vous accroître votre ressenti maintenant ?  Sentez les points de contact entre votre corps et votre coussin ou le sol. Sentez la vibration des sons autour de vous. Sentez la texture et la température de l'air effleureant votre peau.

Pendant que vous vous concentrez sur se ressenti, vous pouvez découvrir des zone de tension, de stagnation, ou de congestion dans le corps. Vous pouvez rencontrer de nouvelles sensations étonnamment fortes. Voyez si vous pouvez adoucir ces zones.

Laissez votre ressenti se déplacer au delà de la sensation physique. Sentez votre coeur et l'état de votre corps émotionnel. Sentez l'état de sentiment général de votre corps et la qualité de la Présence.
Reconnaissez qui vous êtes en tant qu'être d'énergie.

OBSERVEZ
Qu'est ce que vous observez maintenant ? Alors que vous respirez, vous détendez, et  ressentez, appelez en vous une qualité de conscience spacieuse. Sentez qui vous êtes comme un témoin ; soyez comme un scientifique observant des phénomènes surgir dans et autour de vous.
Notez l'esprit de la raison qui sert à comparer, juger, et chercher la compréhension, et observez la qualité de la conscience au delà de la raison.

ACCEPTEZ
Jusqu'où pouvez-vous accepter que votre expérience soit exactement ce qu'elle est ?
Que se produirait-il si vous n'ajoutiez rien de plus à ce moment et renonciez à la nécessité de changer quoi que ce soit ?
La conscience a été décrite comme un ciel vaste et spacieux, infini. Les sentiments, les pensées, et les sensations changent constamment de forme et de contours comme des nuages passant dans le ciel.
Par Sésame Yoga - Publié dans : Pratiques
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