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philosophie

Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /2007 18:48

Méditons sur la forme la plus favorable de Savitri (le soleil), sur la Lumière du Suprême qui nous donnera l'illumination de la Vérité.  (traduction de Sri Aurobindo)

Sri Aurobindo a composé cette prière en référence à "la Gayatri", une des prières védiques les plus anciennes et les plus populaires de l'Inde. Il nous livre là un véritable condensé du mantra, à l'image de son propre yoga, simple, profond, puissant, intégral.

Le soleil donne sa lumière à tous, sans distinction, il éclaire notre conscience. Cette lumière du créateur suprême est celle qui illuminera le chemin de notre transformation.

Au coeur de l'hiver, méditons sur la lumière du soleil en tant que Créateur, afin que se lève l'aube et sa lumière en nous, dans nos coeurs, nos âmes, dans nos familles et dans nos frères humains. Puissions-nous ainsi clarifier notre conscience, ensoleiller notre vie, et simplifier nos relations !

Bonnes fêtes !
Par nathalie - Publié dans : philosophie
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Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /2008 11:22
paramahamsa-satyananda.jpg extrait de l'article de Micheline Flak, tiré du dernier n° de "Santé Yoga"

"Tous les chercheurs spirituels doivent bien garder deux choses en tête.
D'abord, ils doivent pratiquer les asanas (postures) régulièrement, au moins  quinze minutes par jour. Les personnes âgées tout particulièrement doivent les effectuer avec la plus  grande régularité. J'ai dépassé 80 ans et c'est ce que je fais quotidiennement.
Le second point, c'est celui-ci : n'oubliez jamais de faire au moins cinq minutes de japa (récitation) du mantra donné par votre maître tous les matins et tous les soirs avec concentration. pas la peine de faire cette pratique 1/4 d'heure, seulement cinq minutes, et pas quand l'envie vous en prend. Le mantra vient de votre maître, pas de votre mental. En le répétant, vous devez vous astreindre à ne pas penser à vos affaires courantes, à demeurer centré. Comprenez bien que le mantra n'est pas seulement nécessaire, mais il est le fondement même d'un mental concentré.
Acquérir cette faculté de concentration, c'est se doter de la clef maîtresse de la vie, et elle est à votre portée. Le seul moyen pour maîtriser votre destinée sur terre  est d'apprendre l'art de la concentration.
peu importe votre statut, voleur, sage ou saint, jeune ou vieux, religieux ou pas, celle ou celui dont le mental entre dans l'état de shunya (le vide), un état dans lequel les stimulis sensoriels sont abolis, où l'on ne reçoit plus l'écho du monde extérieur en soi, détient la clé."


Par nathalie - Publié dans : philosophie
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Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /2008 00:00
"Il y eu un temps où tous les hommes étaient des dieux, mais ils abusèrent tant de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher dans un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre cette question, ils proposèrent ceci : "Enterrons la divinité de l'homme dans la terre"

Mais Brahma répondit : "Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera".

Alors les dieux répliquèrent : "Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans."

Mais Brahma répondit de nouveau : "Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."

Alors les dieux mineurs conclurent : "Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour."

Alors Brahma dit : "Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."

Depuis ce temps là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, plongé, creusé, escaladé à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui."

photo : Quadruple tête de Brahma, sculptée au Cambodge (province de Siemreap, Phnom Bok) dans le style du Bakheng (fin 9e - début 10e siècle), Musée Guimet

Les sages et maîtres de l'Inde enrichissent souvent leurs enseignements d'histoires symboliques, paraboles et contes destinés à laisser une empreinte forte, marquante, dans la conscience de leur disciples. L'Inde est la grande championne de cette transmission orale et symbolique ! On trouve nombre de ces histoires dans les livres de Ramana Maharshi, Ma Ananda Moyi, Ramakrishna, Gurumayi (swami Chidvilasananda)...

L'Inde est un pays riche de contes et même le Mahabaratha, un des livres sacrés des Hindous en est saturé.
Les Puranas, récits "vulgarisés" pour se mettre à la porté de tous, célèbrent de façon épique la geste d'un dieu particulier, comme Vishnu, Shiva, Durga...
Le Pañchatantra (« les cinq livres ») est un ancien recueil de contes et fables en sanskrit, probablement le plus ancien qui nous soit parvenu. Ce livre écrit sous forme d’apologues racontait l’histoire du chacal Karataka et son compère Damanoka. (voir l'article Wikipedia). Jean de Lafontaine se serait inspiré de ces contes pour composer ses célèbres Fables.

Petite bibliographie très incomplète, en français :
(à compléter, au fur et à mesure !)

Somadeva : Océan des rivières de contesSomadeva : Océan des rivières de contes
Bibliothèque de la Pléïade








Contes du Panchatantra Contes du Panchatantra
traduits par Leonard Clark









Le Mahâbhârata : Conté selon la tradition orale Le Mahâbhârata : Conté selon la tradition orale
par Serge Demetrian








Le Râmâyana : Conté selon la tradition orale Le Râmâyana : Conté selon la tradition orale
par Serge Demetrian et Olivier Lacombe







  Le Bétail des dieux et autres contes gangétiques


Le Bétail des dieux et autres contes gangétiques
par Alain Danielou









Au bord du Gange. Contes des Sages de l'IndeAu bord du Gange. Contes des Sages de l'Inde
par Martine Quentric-Séguy










Contes des sages de l'IndeContes des sages de l'Inde
par Martine Quentric-Séguy et Henri Gougaud







Le bestiaire des sages : de la fourmi au yeti
Le bestiaire des sages : de la fourmi au yeti par Sabine et Eric Edelmann, coll. Légendes du Réel
Par nathalie - Publié dans : philosophie
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Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /2008 12:04
L’un des textes fondateurs du Yoga, «les Yoga Sûtra de Patanjali» décrit dans son 2ème chapitre les huit piliers du yoga (ashtanga yoga) comme les moyens de réaliser le Yoga.

«Le Yoga est la cessation des mouvements du mental»
 Yoga Sûtra de Patanjali,  I-2
«Les 8 aspects du yoga sont :
la discipline, les observances, l’assise, le pranayama, l’intériorisation,
le recueillement, la méditation et le samadhi»
Yoga Sûtra II-29

Voici comment B.K.S. Iyengar, l’un des grands maîtres actuels de Yoga les résume, dans son ouvrage “Lumières sur le Yoga“ :
Yama (disciplines morales) : les grands commandements qui transcendent croyances, pays, âge et temps. Ce sont les principes moraux de la société et des individus sans lesquels règnent le chaos, la violence, etc... et dont l’application est universelle (vérité, absence de violence, d’avidité, de désir ou d’appropriation,  retenue).
Niyama sont les règles de conduite, les observances qui vont aider chacun a progresser dans la voie du Yoga (pureté, contentement, discipline, étude, consécration au divin).
Asana, les postures (littéralement, «l’assise»), apportent la solidité, la santé et la légèreté. Une posture stable et belle favorise l’équilibre mental et la constance de l’esprit. Les asana, dont l’élaboration a duré des siècles, sont destinés à exercer chaque muscle, chaque nerf et chaque glande du corps. En les pratiquant, l’adepte développe sa souplesse, son équilibre, son endurance et acquiert une grande vitalité. il y trouve tout d’abord la santé, qui est plus que de se maintenir en vie.
C’est un état de complet équilibre entre le corps, la conscience et l’esprit. La santé est le silence de la conscience physique et mentale. Mais l’importance réelle des asana réside dans la façon dont ils exercent et disciplinent l’esprit.
Le yogi ne néglige ni ne mortifie jamais son corps ni sa conscience, car il n’est pas, pour lui, un obstacle a sa réalisation spirituelle, ni la cause de sa déchéance, mais un instrument de réalisation.
Pranayama, le contrôle du souffle (voir Bhija n°1)
Pratyahara, l’intériorisation, le retrait des sens, qui demande un profond examen de soi. Le yogi qui atteint ce détachement traite toutes choses, toutes situations, agréables ou désagréables, avec la même sérénité. 
Enfin, Dharana, Dhyana et Samadhi, qui sont les trois dernières étapes vers le but suprême, la réalisation, et représentent les différents stades de la méditation.
(illustration : statue de Patanjali)

La traduction commentée des "Yoga Sutra de Patanjali" par Françoise Mazet (Poche - 21 février 1991) est une version courte et  très accessible pour le spratiquants de hatha yoga.
Par nathalie - Publié dans : philosophie - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /2008 10:15

Les Yoga-Sûtras de Patanjali (196 aphorismes) sont une sorte d’aide-mémoire destiné aux étudiants de yoga. Patanjali n’est pas un innovateur, mais a codifié la tradition du yoga antérieure à lui. Il existe de nombreux commentaires qui expliquent et amplifient son enseignement. Actuellement, ce traité de yoga reste une référence incontournable.

Les Yoga-Sûtras se divisent en quatre parties :

  • Samadhi Pada (51 aphorismes)

Patanjali donne une définition du yoga (« Le yoga est l’arrêt de l’activité automatique du mental .», « Alors se révèle notre Centre, établi en lui-même. », « Dans le cas contraire, il y a identification de notre Centre avec l’agitation du mental. ») et expose la finalité du yoga. Patanjali nous montre les moyens pour y parvenir, les obstacles, et nous dit comment nous pouvons supprimer ces obstacles. Il décrit ensuite les différents stades du Samâdhi.

  • Sadhana Pada (55 aphorismes)

Patanjali parle des moyens pratiques que nous pouvons mettre en œuvre pour créer les conditions favorables à ce processus de transformation. Sadhana signifie stratégie. Patanjali expose les causes de souffrance. Il explique comment le discernement, la discrimination, à pratiquer continuellement permet d’éliminer la souffrance.

Cette faculté de discrimination peut être développée par la pratique de l’ashtanga-yoga (huit membres) qui comporte :

yama : les règles de vie collective, contrôle de soi

niyama : les règles de vie personnelle, observances

âsana : la posture

prânâyâma : le contrôle et l’allongement du souffle,enrichissement de l'énergie vitale

pratyâhâra : l'intériorisation

dhâranâ : la concentration de l’esprit

dhyâna : la contemplation, la méditation profonde

samâdhi : le recueillement parfait, l’état d’unité

Le texte distingue les éléments des cinq premiers « membres » :

yama : la non-violence, la vérité, le désintéressement vis-à-vis des biens d'autrui, la modération, le refus de possession inutiles

niyama: la pureté, le contentement, la pratique intense, la connaissance de soi, l'abandon à Dieu

âsana : « être fermement établi dans un espace heureux »

prânâyâma : la conscience et l’arrêt des perturbations de la respiration

pratyâharâ: le retrait des sens

  • Vibhuti Pada (56 aphorismes)

Patanjali décrit l’état heureux, les manifestations de puissance et d’énergie qui sont le résultat de l’action juste, grâce à un mental déconditionné. Ce sont les conséquences naturelles de la pratique mais non le but recherché et le pratiquant aura une attitude de détachement vis-à-vis de ces pouvoirs. Patanjali développe aussi les états de dhârana, dhyâna et de Samâdhi.

  • Kaïvalya Pada (34 aphorismes)

Patanjali approfondit encore le thème de la délivrance des vicissitudes de la condition humaine, la suprême liberté.

 

En conclusion:

Le yoga poursuit un but spirituel élevé dont la plupart des adeptes n’ont pas toujours conscience.

Par ailleurs la pratique des postures, de la respiration et de la relaxation dans le cadre d’un cours de yoga révèle une multitude de bienfaits.

Les personnes qui pratiquent le yoga recherchent un bien-être physique et un calme intérieur. Il a été prouvé scientifiquement que le yoga influence positivement tout le corps physique : souplesse, tonification, meilleure circulation sanguine, amélioration du fonctionnement des organes et glandes, développement des capacités respiratoires,…. Le yoga a aussi de nombreux effets positifs sur le psychisme : développement de l’attention, de la concentration, de la détente, de l’harmonie, de la paix et joie intérieure,….

Voilà de bonnes raisons pour venir essayer un cours de yoga !

Tiré du site : yogahelene.be

La traduction commentée des "Yoga Sutra de Patanjali" par Françoise Mazet (Poche - 21 février 1991) est une version courte, centrée sur la pratique occidentale du hatha-yoga, et  très accessible pour une première approche.
Par nathalie - Publié dans : philosophie - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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